Lloris, gardien des espérances de Lyon

Lloris, gardien des espérances de Lyon

Dominique Pagnoud
26/02/2009 | Mise à jour : 09:33 | Commentaires 4 | Ajouter à ma sélection

Le gardien de l'Olympique Lyonnais, Hugo Lloris, a eu fort à faire mardi soir contre les Barcelonais. Crédits photo : AFP
FOOTBALL - Le portier rhodanien, auteur de parades spectaculaires contre Barcelone, n'en finit plus de s'envoler. Un atout de poids pour rêver à l'exploit au Camp Nou, le 11 mars.

Avec vingt-quatre heures d'avance, Hugo Lloris, né le 26 décembre 1986, aurait pu faire figure de «Messi... e». Contre le FC Barcelone, il fut, en tout cas, avant-hier, lors de l'excellent huitième de finale aller (1-1) à Gerland, le sauveur d'un Olympique Lyonnais magnifique d'abnégation et d'allant pendant les quarante-cinq premières minutes. Sans ses arrêts réflexe époustouflants et des prises de balle aériennes très sûres, Lyon aurait compromis toutes chances avant le match retour du 11 mars au Camp Nou. Avec son numéro 1, le champion de France peut encore rêver en s'inspirant de l'Espanyol, vainqueur du derby catalan (1-2), à onze contre dix, certes, mais Lyon présente une stature bien supérieure au club avant-dernier de Liga.

«Mes parades ? J'admets que la satisfaction personnelle ne me préoccupe pas, affirmait, à la sortie des vestiaires, ce pur produit du centre de formation de l'OGC Nice, âgé de 26 ans. Ce qui m'importe, c'est le travail collectif que nous avons réalisé. Bien sûr, les regrets sont un peu au bout car la victoire n'était pas loin». Sera-t-elle au Camp Nou où Lyon devra impérativement gagner pour participer au quatrième quart de finale de C1 de son histoire ? Pourquoi pas ? D'autant que son gardien reste une valeur refuge de sa défense. Il fut d'ailleurs, à en lire L'Équipe du 6 février 2009, désigné comme le meilleur gardien de but du championnat par les joueurs et par les entraîneurs de L1 : Hugo Lloris (85 voix) devança nettement le Marseillais Steve Mandanda (66) et le Rennais Nicolas Douchez (37).

Depuis son arrivée dans le Rhône, Lloris a amplement justifié le choix des dirigeants lyonnais qui l'ont acheté à l'OGC Nice 8,5 millions d'euros. Pas plus tard que samedi, à Nancy, il arrêta d'une superbe détente sur sa gauche un penalty de Hadji à un moment clé du match. C'est d'ailleurs contre le club lorrain qu'il avait subi son baptême du feu en Ligue 1, le 18 mars 2006 (victoire de Nice 1-0), le lendemain de sa signature d'un premier contrat pro. Naturellement, il devra en faire davantage pour marcher sur les records de Grégory Coupet, resté onze ans et demi à l'OL.


«Je suis le jeune qui veut monter»

«Ce n'était pas facile de passer derrière Greg, mais on l'a aidé et il a pris sur lui. I l travaille beaucoup», glisse le capitaine Juninho (auteur contre les Blaugrana d'un 43e but sur coup franc depuis son arrivée à Lyon en 2001). Lloris répond posément : «Je n'ai pas choisi de succéder à Coupet mais de venir à Lyon. On ne peut nous comparer. Greg est un gardien accompli, moi, je suis le jeune qui veut monter. Jouer à Lyon, c'est aussi un bon tremplin pour la sélection.»

Pour beaucoup, Lloris devrait passer devant Mandanda chez les Bleus. Le Lyonnais, gardien tricolore numéro 2, témoigne d'une constance rassurante, au contraire du portier phocéen, plus irrégulier. Raymond Domenech, présent à Lyon, ne peut rester insensible à l'envol de Lloris.

Alors que l'AC Milan le pistait, Lloris a préféré Lyon, attiré par l'ambition toujours plus haute du club rhodanien : «L'OL a la gagne, comme son président Jean-Michel Aulas. C'est le genre de club que je voulais rejoindre, je suis un compétiteur, et pour progresser, c'est ce qu'il me fallait.» Autre motivation, la présence de Joël Bats : «C'est un Monsieur. Travailler avec lui au quotidien constitue à la fois un bonheur et un honneur», raconte posément cet athlète longiligne (1,88 m pour 78 kg) au regard parfois lointain, propulsé par des petits yeux enfoncés dans les orbites. Un regard déjà tourné vers les étoiles du Camp Nou.


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# Online seit Donnerstag, 26. Februar, 2009 um 09:15

Un Ribéry cinq étoiles

Un Ribéry cinq étoiles
Auteur de deux buts et deux passes décisives, Franck Ribéry a éclaboussé le Sporting Portugal mercredi soir (0-5). Véritable leader, le milieu du Bayern Munich prend de plus en plus d'épaisseur.

par Florian Egly, le 26-02-2009


«Franck est un joueur sensationnel. Il est le dépositaire de notre jeu vers l'avant, sur le terrain, il ne sait pas lui-même ce qu'il va faire l'instant d'après». Le propos de Jürgen Klinsmann ne date pas de mercredi mais d'il y a deux semaines. Rembobinez la cassette. L'entraîneur du Bayern aurait très bien pu sortir la même phrase mercredi soir à l'issue du festival réalisé par le Français à José Alvalade. A une différence près. Franck Ribéry savait exactement ce qu'il allait faire ce soir-là. Invité de la main à le laisser tirer, Luca Toni s'est ainsi gentiment effacé sur le premier but. Deux secondes auparavant, l'ancien Marseillais, parti du milieu de terrain, venait de passer en force entre deux défenseurs pour se présenter seul face à Tiago.

La marque d'un leader
Son but en solitaire, inscrit juste avant la mi-temps (42e), sortait le Bayern d'un très mauvais pas puisque le Sporting était dominateur à ce moment. «On a eu de la chance de repousser un ballon sur notre ligne (une tête de Philipp Lahm). Après cela, (Franck) Ribéry a marqué seul et après le deuxième but, le match était fini», analysait Jürgen Klinsmann. Cette ouverture du score en dit bien plus. Après les paroles, critiquant il y a quelques semaines la relative faiblesse de l'effectif bavarois, Ribéry a mis en œuvre ses ambitions sur le terrain. L'élaboration de ce but révèle non seulement l'impact du Français sur le jeu de son club mais aussi son envie de prendre en mains sa destinée. Son passage en force témoigne de sa volonté. Et sa demande de la main envers Luca Toni, qui s'imposait certainement footballistiquement, est aussi la marque d'un leader. «On venait de perdre deux matches et on voulait se rattraper. Nous sommes très contents d'avoir gagné, surtout 5-0. On s'est régalé. Je suis content d'avoir fait un gros match et en plus d'avoir marqué deux buts».

«J'ai pensé à la Panenka»
Ribéry inspire son équipe, la tire vers le haut. Encore plus lorsque l'adversaire, abattu, laisse des boulevards. S'engouffrant à volonté dans ces espaces, le Français a une nouvelle fois fait étalage de son talent, distillant deux passes décisives pour Luca Toni et assumant son statut de patron en transformant le penalty du 3-0. «Honnêtement, j'ai pensé retenter une Panenka, mais j'ai voulu assurer le score. A la fin, j'en ai rigolé avec le coach et Uli Hoeness. Je lui ai dit que la prochaine fois j'allais en retenter une». Imperturbable, rien ne semble l'atteindre, avançant sans se soucier des à-côtés, des critiques, guidé par sa propre ambition. Indispensable, il place aujourd'hui le Bayern dans une situation de devoir vis-à-vis de lui. «Nous sommes certains qu'il va rester longtemps avec nous. Nous savons que nous lui offrons un environnement où il peut s'épanouir, cela se voit sur le terrain. Il a besoin de se sentir aimé, de se sentir compris et il a tout cela avec nous. Il est conscient de ce qu'il a», assurait il y a quelque temps Jürgen Klinsmann, après avoir révélé une offre concrète du Real Madrid.

Au Bayern pour combien de temps ?
Sa performance réalisée mercredi à Lisbonne n'a certainement pas refroidi l'intérêt du géant espagnol. Et contrairement à ce qu'affirme Klinsmann, Franck Ribéry ne s'est pas toujours senti aimé au Bayern. Ces dernières semaines, il a été froidement repris à deux reprises par Franz Beckenbauer. Pour sa Panenka ratée face à Stuttgart. Et son regard inquiet sur la profondeur de banc du Bayern pour jouer les premiers rôles en Ligue des Champions. De quoi alimenter les rumeurs d'un départ l'été prochain. Munich a-t-il les moyens de convaincre le Français de rester ? Aujourd'hui, Ribéry n'a la tête qu'au présent, qu'à l'avenir d'un Bayern qu'il espère simplement voir aller le plus loin possible en Ligue des Champions. «Si on ne fait que des matches comme ça, on gagnera la Ligue des Champions. Allons déjà en quarts et on verra bien. Il y a de très grosse équipes, ce sera difficile». Le Bayern peut en tout cas compter sur lui cette saison. Mais jusqu'à quand ?

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# Online seit Donnerstag, 26. Februar, 2009 um 07:57

L'avenir incertain de Karim Benzema

Déterminants pour l'avenir du club lyonnais, les huitièmes de finale de la Ligue des champions pourraient l'être aussi pour celui de Karim Benzema, son attaquant vedette. "Mon départ n'est pas d'actualité. Je suis dans un grand club et nous verrons après les deux matches contre Barcelone ce qui se passera", a confié l'avant-centre de l'OL lors d'un entretien accordé au Progrès de Lyon le 19 février

Dans le jargon footballistique, un départ "pas d'actualité" signifie souvent une envie d'ailleurs... Cette petite phrase n'a pas manqué de relancer les spéculations circulant autour du transfert du joueur. Auteur de 5 buts en Ligue des champions, Karim Benzema y occupe la deuxième place du classement des buteurs, qu'il partage avec Steven Gerrard (Liverpool), Miroslav Klose (Bayern Munich) et Lionel Messi (Barcelone) derrière Lisandro (FC Porto).

Si d'aventure Lyon échoue une fois de plus dans sa course européenne, l'attaquant, sous contrat jusqu'en 2013, pourrait être tenté de monnayer sa place ailleurs. Les plus grands clubs d'Europe s'intéressent à lui : le Real Madrid, Barcelone, l'Inter Milan, l'AC Milan ou encore Manchester United. Alex Ferguson, l'entraîneur du club anglais, ne s'en cache pas, mais sait que Jean-Michel Aulas ne l'entend pas ainsi. Le président lyonnais a placé la barre très haut : selon lui, Karim Benzema n'est pas transférable à moins de 100 millions d'euros. Une hypothèse plus réaliste fixe à 50 millions d'euros la valeur du joueur français.

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# Online seit Donnerstag, 26. Februar, 2009 um 07:08

Lyon entretient l'espoir face au "Barça"

Pendant une heure, mardi 24 février, l'Olympique lyonnais a cru possible la victoire sur le FC Barcelone, son adversaire des huitièmes de finale de Ligue des champions. Pendant une heure, les 39 200 spectateurs du stade de Gerland ont donné de la voix pour saluer les prouesses défensives des hommes entraînés par Claude Puel, les coups de pied millimétrés du capitaine Juninho et les contres menés tambour battant par Ederson, Karim Benzema ou Kader Keita.

Pendant une heure, les spécialistes de la science footballistique, qui voyaient le "Barça" en "meilleure équipe du monde", se sont préparés à corriger leurs données. Leurs tablettes indiquaient qu'en quatre confrontations entre les deux clubs, pas un seul match n'avait été perdu par les Catalans. La comparaison des palmarès était tout aussi éloquente : deux Ligues des champions, quatre Coupes des Coupes, trois Coupes de l'UEFA pour Barcelone, contre zéro titre européen côté lyonnais.

Mais le football se joue en quatre-vingt-dix minutes et la dernière demi-heure de la soirée fut incontestablement barcelonaise, à l'image de Thierry Henry, l'attaquant français de l'équipe catalane, sorti de nulle part pour glisser une tête plongeante au fond de la cage d'Hugo Lloris. A 1-1 (score final), le bilan n'est pas le même "lorsqu'on connaît la valeur d'un but encaissé à domicile", reconnaît le gardien de l'OL.

Lyon devra donc l'emporter ou faire match nul en marquant au moins deux buts lors du match retour sur la pelouse du Camp Nou pour franchir le seuil des huitièmes de finale, sur lequel le club du président Jean-Michel Aulas bute depuis deux saisons.

En 2007, le groupe lyonnais, alors entraîné par Gérard Houllier, avait été sorti par les Italiens de l'AS Roma. L'année suivante, l'équipe, cette fois coachée par Alain Perrin, était tombée dans le piège des Anglais de Manchester United. Claude Puel, le nouvel entraîneur de l'OL, veut encore croire dans les chances des Gones d'aller plus loin. "Ce huitième de finale est loin d'être terminé", promet le technicien, tout en regrettant que ses joueurs n'aient pas été "capables de creuser l'écart quand les occasions se sont présentées".

L'OL a en effet réussi un début de match quasi parfait. Dès la 7e minute, Juninho, excentré sur l'aile gauche, a expédié un coup franc d'anthologie dans la lucarne d'un Victor Valdes dépité (1-0). Près de la moitié des buts du Brésilien sous les couleurs de l'OL l'ont été sur coup franc. Les Catalans étaient prévenus. "Juninho, nous savons qu'il est le numéro un mondial pour les coups francs. Il faudra faire attention et ne pas commettre de faute devant la surface", avait mis en garde Lionel Messi avant la rencontre. La star argentine n'avait pas pensé aux coups francs tirés depuis un côté de la surface de réparation...

Les attaquants blaugranas ne s'attendaient pas, en sus, à trouver devant eux un rideau défensif aussi dense. Cris et Jean-Alain Boumsong dans le rôle des pompiers volants, Ederson et Kader Keita à la relance, Karim Benzema en pointe... la belle mécanique lyonnaise a enflammé le public de Gerland une heure durant. Elle s'est enrayée par la suite, les jambes alourdies par l'effort, plongeant les tribunes du stade dans un silence de mort.

"Nous avions moins de fraîcheur pour garder le ballon et nous projeter vers l'avant. En première période, nous avions fait beaucoup d'efforts et nous l'avons payé après la mi-temps", analyse Claude Puel. Pep Guardiola, son homologue catalan, propose une autre explication. "A la mi-temps, nous avons corrigé ce qui n'allait pas et nous avons produit une belle seconde période en contrôlant l'ensemble du jeu", résume l'ex-capitaine du Barça de Johann Cruyff (dans les années 1990), nommé coach en août 2008.

Après avoir fait le dos rond pendant l'orage lyonnais, les Catalans ont retrouvé le jeu rapide, très offensif et terriblement efficace qui les caractérise. "Cette équipe a donné une démonstration technique incroyable du jeu en mouvement, de la possession de balle, admet Juninho. Ce qui m'a surtout impressionné, ce sont les efforts qu'ils font dans le jeu sans ballon. Le Barça est plus que jamais favori désormais." A moins que l'OL n'accomplisse un match plein en Espagne le 11 mars, pendant quatre-vingt-dix longues minutes.

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# Online seit Donnerstag, 26. Februar, 2009 um 07:07

Ligue des champions : Lyon manque le coche contre le Barça (1-1)

Ligue des champions : Lyon manque le coche contre le Barça (1-1)

L'Olympique Lyonnais a concédé le match nul contre le FC Barcelone (1-1), mardi 24 février lors de son huitième de finale aller de la Ligue des champions. Juninho avait ouvert la marque, avant que Thierry Henry n'égalise en deuxième période.

Un résultat honorable et logique, mais que les Gones ne manqueront pas de regretter. Car si la deuxième mi-temps fut laborieuse, la première fut endiablée et pimentée d'occasions innombrables. Alors que les Lyonnais n'avaient pas réussi à aligner trois passes de suite lors d'une entame totalement catalane, le premier coup de tonnerre venait de l'éternel Juninho. Sur un coup franc excentré, le Brésilien envoyait le cuir dans la lucarne opposée d'un Valdes médusé (1-0, 7e minute). Gerland rugissait, l'OL prenait le meilleur sur l'armada barcelonaise. Un avantage qui aurait mérité d'être plus conséquent à la pause.

Car les Lyonnais, très appliqués en défense à l'image de la charnière Cris - Boumsong, jouaient tous les coups à fond. Benzema, Ederson, Makoun, chacun y allait de son occasion, sans jamais trouver le cadre. Côté catalan, la possession de balle restait stérile, et il fallait un raté de Cris pour qu'Eto'o s'ouvre le chemin de la surface lyonnaise, avant de trouver le poteau de Lloris sur un tir en extension (14e). Du tac au tac, Benzema flirtait à son tour avec le montant d'un Valdes encore trop court (26e).

Après ce début de match lors duquel chaque ballon donnait une occasion, les deux équipes baissaient doucement le rythme. Une tête de Busquets (36e), un contre de rêve gâché par Benzema, et la deuxième période renvoyait les 22 acteurs sur la pelouse. Fatigués, voire épuisés, les Gones laissaient alors la maîtrise totale de la rencontre à un Barça loin de son niveau supposé. La défense lyonnaise veillait, avec Lloris impeccable sur un coup franc d'Alves (56e), puis sur un corner dangereux (68e). Avertissement sans frais, suivi de l'égalisation barcelonaise. A la 69e minute, Marquez déviait au premier poteau vers Henry, qui d'une tête plongeante crucifiait Lloris (1-1). Transparent pendant toute la partie, le goleador tricolore se montrait décisif pour sauver un Barça en souffrance (relative).

Au bout d'un match intense, l'OL et le FC Barcelone se quittent bons amis sur ce score de 1-1, qui fait l'affaire des hommes de Josep Guardiola. Si les stars espagnoles ont monopolisé le cuir, les Gones ont montré qu'ils avaient la carrure pour rivaliser avec les cadors de la scène continentale. Ils croyaient à un exploit lors de ce huitième aller contre la "meilleure équipe d'Europe", les Lyonnais devront voir au-delà lors d'un match retour au Camp Nou qui s'annonce épique. En espérant que les occasions manquées de la première mi-temps s'en trouvent alors oubliées.


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# Online seit Dienstag, 24. Februar, 2009 um 18:10